La transmission de l’Islam aux enfants

Il est impérieux au vu de l’actualité concernant l’éducation, l’école et les différentes polémiques de se poser la question de la transmission de l’islam aux enfants.

Cette question est au coeur de la mission de la famille, qui a la responsabilité de la transmission de la foi. Le Coran interpelle les croyants sur leurs missions, leurs devoirs, et leur responsabilité de se protéger eux-mêmes et leurs familles de l’Enfer. Il s’agit-là d’un appel et une incitation à la transmission.

Toutefois, transmettre ne signifie pas imposer mais laisser à chacun sa liberté. On le voit très bien à travers le récit de la vie du prophète Noé qui a vécu longuement sans jamais cesser de poursuivre sa mission, et cela-même avec un fils qui n’était pas croyant. Par transmission de l’Islam, il faut entendre la transmission de la foi qui est la base et qui va impliquer une pratique, une morale et des valeurs. Cette responsabilité est non seulement religieuse mais également civique puisque reconnue de manière universelle.

Que transmettre ?

La transmission de l’Islam à nos enfants doit intégrer quatre points essentiels :

En premier lieu, la transmission d’une foi et d’une pratique cultuelle dès le plus jeune âge. Cette pratique, même si au début elle se borne à l’imitation des parents, est nécessaire dans les limites du respect de l’âge de l’enfant.

De plus, cette foi doit être rythmée par un rapport étroit avec le Coran, par sa lecture et sa mémorisation. Il en va de même pour les invocations quotidiennes. Il s’agit de rappels quotidiens, d’invocations qui doivent nous accompagner tout au long de nos journées et de notre vie.

La question de l’enseignement de la langue est aussi primordiale. Pas n’importe laquelle, celle du Coran. La langue arabe va permettre d’avoir un rapport plus direct avec le Livre de Dieu qui, dans ses traductions, ne permet pas un accès complet à cette parole divine.

Le quatrième point essentiel est celui de la transmission d’un esprit général de la religion qui soit équilibré. De sorte d’avoir un musulman fier et épanoui dans sa foi et lié de manière responsable à la société. Il ne faut pas couper l’enfant de son environnement. La communauté souffre bien trop de ce manque de musulmans citoyens, de musulmans actifs et engagés.

Comment transmettre ?

Il est une règle d’or en éducation, c’est l’exemple et le modèle. Qu’importent les mots, qu’importent les discours sans exemplarité.

Le livre est le moyen de transmission par excellence. Le premier verset du Coran, Iqra! (Lis !) invite à la lecture. Malgré la diversification et la multiplication des supports, le livre doit rester le vecteur principal des savoirs.

Il faut également aider l’enfant à se forger une personnalité en étant acteur de sa propre éducation, et ne pas toujours l’éduquer par les ordres. D’où la nécessité d’instaurer un dialogue, un échange entre parents et enfants. Il est important pour son développement personnel que l’enfant trouve un espace d’expression dans la famille.

En outre, il doit y avoir une complémentarité entre la famille et le cercle des institutions musulmanes comme les mosquées, les écoles privées et les associations. Il est important d’avoir ce lien afin d’être aidé dans la transmission et l’éducation de l’enfant. Tout ne peut pas s’apprendre au sein du cercle familial.

 

Ahmed Jaballah (RAMF 2014)

Rédacteur : Issam

Auteur : Issam