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Cours de langue arabe et de coran pour enfant

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Apprentissage Enfant

Entre savoir, joie et bonne humeur, bienvenue a l'institut al-andalous

L’apprentissage que nous proposons aux enfants se répartis en 3 grands thèmes :

  • Arabe, Coran et religion
    • Des programmes sont répartis en 11 niveaux d’enseignement, pour les enfants allant de 3 à 16 ans afin d’appréhender un apprentissage complet de la culture arabo-musulmane
  • Les Compagnons Du Coran
    • Réparti en 4 niveaux, les cours d’arabe permettent aux débutants et initiés, de parfaire leur maîtrise de la langue arabe
  • Activités estivales
    • Loisir et apprentissage sont les maîtres mots de ces rendez-vous lors des vacances scolaires.


Langue Arabe

Langue Arabe

Des cours de langue arabe étalés en 11 niveaux, sont proposés à vos enfants. L’enseignement est réparti selon l’âge et le niveau de l’enfant. Cet apprentissage leurs permettra d’avoir des bases solides pour pouvoir, plus tard les consolider.


Apprentissage Coran

Apprentissage Coran

Les cours de Coran sont destinés aux enfants dès la maternelle. Nous leur permettons de pouvoir mémoriser le Coran, tout en apprenant les règles de tajwid et de psalmodie. Il est important de rappeler que l’apprentissage est d’autant plus aisé pendant leurs jeunes années.


Religion

Religion

Nous proposons à vos enfants de pouvoir bénéficier de cours, ayant pour but de promouvoir un Islam de tolérance et d’ouverture. Seront abordés les questions cultuelles et culturelles en lien avec la culture arabo-musulmane.


Activité de vacance

Activité de vacance

Ces activités permettent aux enfants de pouvoir continuer leur tout en s’amusant, pendant les vacances scolaires. Ces moments de partage sont importants pour la mise en pratique de l’apprentissage théorique mais également de pouvoir partager de bons moments avec les autres élèves.


L'Éducation des Enfants

Les étapes cruciales de l'éducation de l'enfant

Introduction

On dit souvent qu'être parent est un art... C'est vrai certains parents parviennent mieux que d'autres à transmettre à leurs enfants les valeurs qui feront d'eux les adultes de demain, mais avant d'être un art être parent c'est réaliser la responsabilité énorme qu'il incombe désormais d'assumer et dont la récompense sera garantie et proportionnelle aux efforts engagés au fil des jours

Être parent est une tâche éprouvante et dans le même temps un bonheur gratifiant. Concernant l’éducation religieuse des enfants on peut aisément distinguer quatre étapes éducatives essentielles à la transmission des valeurs religieuses. Celles-ci sont particulières à l'âge des enfants.

I.Les deux premières années de l'enfant

Même si on pourrait penser qu'il n'y a rien à transmettre de religieux à ce stade de la vie cette période est cruciale. A cette période les deux parents vont vivre pendant près de neuf mois la naissance d'un projet commun.

Par cette naissance le Coran scelle admirablement le couple de parents :

« الوالدة » (la génitrice) est le terme employé pour nommer la mère dans le Coran [s.2 v.233] mais le Coran ne désigne pas le père par le terme « الوالد » (le géniteur) mais il nomme le nouveau papa par « المولود له » [s.2 v.233] (celui pour qui est né l'enfant), un terme magnifique de sens comme si le père ne devait plus jamais oublier que ce petit être qui a transformé sa vie et littéralement bouleversé celle de son épouse était un cadeau de la vie, certes de Dieu mais surtout de son épouse qui va désormais ne plus connaître de repos pour en faire un père et par là, lui permettre d'assurer pleinement ses fonctions naturelles de protection pour la survie de l'humanité.

Le père est directement concerné par le nouveau-né dans le Coran et ce dès l'allaitement. S'il est bien entendu que l'allaitement est le fait de la maman, la décision d'allaiter ou de sevrer l'enfant revient au deux parents.

« Si le père et la mère s'entendent pour un sevrage après consultation réciproque et mutuel consentement, nulle faute à leur charge… » [s.2 v.233]

Le Coran n'insiste pas tant sur la période importante des deux ans de l'allaitement que sur la nécessaire solidité du couple pour accueillir l'enfant. Ainsi pour désigner l'épouse du prophète Zakarya (psl), le Coran use du mot « إمرأة » (femme de Zakarya) tant qu'elle est stérile

« ...quand ma femme est stérile … » [s.19 v.8]

Et il désigne cette même femme par « زوج » (épouse, mot à mot : élément d'une paire)

« … nous lui accordâmes Jean, après lui avoir apprêté son épouse... » [s.21 v.90]

On comprendra qu'un être devenant parent ne devra avoir d'autre cesse que de consolider son couple. Et, contrairement à ce que pourrait penser beaucoup de parents, la priorité est au couple, il faut veiller à ne rien laisser séparer les deux parents afin qu'ils parviennent à assumer pleinement leur nouvelle responsabilité qui n'est autre que le fruit de leur amour commun. A tel point que le Coran fait précéder dans les invocations le couple aux enfants.

« ...Notre Seigneur, accorde-nous fraîcheur des yeux en nos épouses et nos progénitures... » [s.25 v.74]

Un couple amoureux et uni est très constructeur pour un enfant autant qu'est destructeur un couple qui se déchire. Attention, beaucoup reste en couple pour les enfants alors que ce n'est pas tant la présence des deux qui est nécessaire à l'équilibre des enfants que la qualité de leur relation.

Ce préambule à l'éducation des enfants est fondamental car un conjoint comblé verra ses forces décuplées pour bien se consacrer à l'éducation de ses enfants. Et ces derniers seront prêts à vivre toutes les étapes de leur vie car ils auront acquis une formidable confiance en eux bâtie par le modèle constructeur de leurs parents. Ainsi le terreau ou s'enracinera les bases de la transmission religieuse sera fin prêt à en accueillir les semences.

II. La transmission religieuse et la petite enfance [2-6 ans]

*A cet âge, les parents vont profiter de « الفطرة » : essence naturelle à l'être humain de croire en un créateur. Notre noble prophète (psl) nous a enseigné

« Tout nouveau-né naît avec des dispositions naturelles... »

Donc, il ne s'agit pas de créer un lien entre ce petit enfant et son créateur mais d'entretenir ce lien naturellement présent en lui.

Et l'environnement du petit enfant sera l'occasion d'entretenir ce lien :

  • d'attirer son regard sur la beauté de la création : les fleurs, les animaux, l'eau, la terre, le bois, les roches...
  • de lui permettre de réaliser combien Dieu est grand et comme Il a tout prévu à son bonheur : la vue, le goût, l'ouïe, l'odorat, le toucher....

EXEMPLE 1 :

Au passage sur un trottoir emprunté au fil des saisons :

  • En automne, jonché de feuilles
  • En hiver, blanc de neige
  • Au printemps, tapissé de fleurs roses
  • En été, ombragé par les arbres

Et toujours, le parent de s’exclamer : « Tu vois, mon trésor, comme ce que crée Dieu est beau afin que nous soyons heureux et pour que nous l’adorions ! »

EXEMPLE 2 :

Au câlin du matin : « Je t'aime plus que tout, mon cœur... sauf Dieu et son prophète (psl) ! »

EXEMPLE 3 :

Alors que l'enfant se régale : « Remercies donc Dieu de t'avoir donné une bouche et pouvoir goûter tout ce qui est si délicieux ! » Etc...

Chaque parent doit être à l'affût pour accompagner son enfant à réaliser la grandeur divine. *Pour cela, la contemplation ne suffit pas, les parents devront répondre aux mille questions de ce petit être curieux... et toujours l’encourager :

  • ne jamais lui dire « Tu m'ennuies avec tes questions ! »
  • mais répondre dans l'immédiat.
  • ou simplement avouer ne pas savoir
  • et chercher ensemble la réponse

Les questions du petit enfant commencent souvent par Pourquoi ? Qui ? Aussi, elles seront pour le parent musulman un tremplin idéal pour donner à l'enfant les clefs nécessaires à la découverte du fonctionnement de notre monde de façon juste.

EXEMPLE 4 :

« Dis Maman ! Qu'est ce qui est plus grand la terre ou le ciel ?

Et la mère de répondre

« Je ne sais pas, mon amour, je me pose aussi la question, euh...Attends, Dieu nous dit dans le Coran qu'il a créé sept cieux. Cela veut dire que le ciel est plus grand que la terre... »

Dans cette réponse, deux éléments sont intéressants :

  1. le fait que la maman s'intéresse à l'interrogation de son enfant bien qu'elle ne semble pas y avoir réfléchi par le passé. Elle accompagne son enfant dans sa réflexion.
  2. cette mère apprend à son enfant à trouver la réponse dans les paroles divines : le petit enfant découvre ainsi qu'il y a un livre de la vérité dans lequel même les mamans et les papas quand ils ne savent pas vont chercher leurs réponses.
  3. le troisième élément, soit la qualité scientifique de la réponse. Celle-ci importe moins même si le parent doit transmettre des vérités et non des aberrations (les filles naissent dans les roses, les garçons dans les choux …)

*C’est aussi l'âge où le rituel prend une place fondamentale et notre religion en a fait une priorité canonique : toutes les pratiques de l'islam s'effectuent selon un ordre répétitif et préétabli dans le temps :

  • les cinq prières à heure fixe
  • le jeûne d'un mois précis
  • le pèlerinage à une seule date de l'année

Pour cette même raison, il me semble très important d'habituer l'enfant à prononcer les différentes invocations qui vont rythmer ses occupations quotidiennes :

  • l'invocation au réveil
  • l'invocation en se regardant dans le miroir
  • l'invocation en s'habillant
  • l'invocation avant de manger
  • l'invocation quand on craint une situation (visite chez le dentiste...)
  • etc...

Il faut donc que les parents d'enfants de cet âge aient un livre des invocations quotidiennes sous la main et surtout qu'ils se soucient de les apprendre pour les transmettre à l'enfant. Ce n'est pas tant les connaissances engrangées que le souci de transmettre des connaissances utiles qui satisfait notre Seigneur.

Il y a aujourd'hui toute une panoplie d'articles qui se vendent autour du thème des invocations : des coloriages, des livres, des supports audio... la présentation des invocations sous forme d'autocollants est appréciable car l'étiquette collée au mur est une invitation à mentionner Dieu pour toute personne dans la maison y compris les visiteurs, musulmans ou non et elle répond bien à l'ordonnance prophétique :

« Transmettez de ma part ne serait-ce qu'un verset... » [Rapporter par at-Tirmidhî]

Un rituel intéressant au coucher _outre la petite histoire et le câlin : célèbre conclusion de la journée_ consiste à réciter dans les mains les trois dernières sourates du Coran puis postillonner et en essuyer le corps de l'enfant et du parent pour apprendre à l'enfant que le Coran nous protège contre tout, surtout à cette heure de la journée où la venue de la nuit est inquiétante pour un petit enfant. Une fois entièrement rassuré, il n'y pensera plus au contraire ce moment deviendra agréable et attendu par l'enfant.

Ce rituel enseignera à l'enfant à trouver sa protection dans la confiance en Dieu et Sa toute-puissance car celui qui récite et médite le Coran n'a plus rien à craindre. C'est aussi l'âge où l'enfant est intrigué par certaines histoires ou paroles qu'il a pu entendre dans son entourage concernant le diable, les djinns... autant de monstres fantastiques pour son imagination débordante et il faudra saisir cette occasion pour avoir une attitude moqueuse et nonchalante à ce sujet.

EXEMPLE :

Dans la journée, et non le soir au coucher (car c'est une erreur à la tombée de la nuit de parler des djinns et de tout ce qui peut inquiéter l'enfant). « Shaytan, ce diable déteste que nous lisions le Coran car la récitation des versets le chasse. » Cela permet de mettre l'enfant en position de vainqueur par le bien contre le mal vaincu, petit, sans force.

EXEMPLE :

En rentrant à la maison : « Qui prononce l'invocation pour entrer dans la maison et Shaytan ne pourra même pas entrer ? »

* Vers 4-5 ans il faut commencer à transmettre à son enfant trois enseignements religieux :

Premier enseignement : Le Coran

Bloquer dans la journée au moins une demi-heure ou au plus une heure. Par exemple après l'école et le goûter pour une répétition orale de certaines sourates, on peut conseiller :

  • la première sourate « الفاتحة »
  • au moins les cinq premiers versets de la sourate 96 « العلق » qui insiste sur l'importance d'apprendre et que la valeur de l'être humain se mesure en Islam à ses connaissances au service de l'humanité.
  • La première page de la sourate 17 « الإسراء » qui va lier le cœur de l'enfant à la mosquée sacrée et les lieux bénis de Dieu de la Palestine
  • les versets 23 à 27 de la sourate 17 « الإسراء » qui donnent au respect des parents une priorité essentielle
  • le verset du trône pour être fort en toutes occasions

Et tout autre programme que les parents jugeront plus adapté. Cette transmission se fera :

  • par l'un des deux parents en respectant les règles de psalmodie
  • à l'aide d'un support audio si les parents ne maîtrisent pas un minimum de cette science
  • en compagnie des frères et sœurs ou d'enfants du voisinage, de la famille car l'enfant verra à travers cette activité l'occasion de se retrouver avec d'autres enfants, ce qui le plus souvent l'enchante
  • en s'extasiant devant les progrès de son enfant aussi minimes soient-ils, en ne se servant jamais de cette activité comme une punition

EXEMPLE :

« Ah ! C'est comme ça ! Aller on éteint la télé et on prend son Coran ! » Car cette parole signifie : Coran=Punition=Je n'aime pas !

Objectif :

Comme on dort, on mange, on va à l'école... on entretient un lien quotidien avec le Coran. Les parents très occupés peuvent aussi réserver cet enseignement aux week-end-ends et mercredis ou aux périodes de vacances pourvu qu'une régularité soit respectée car nous récolterons d'autant plus de résultats que l'enseignement sera régulier.

Second enseignement : Le Hadith

Il s'agit de prendre un livret pour enfants qui réunit quelques courts hadiths rappelant des règles de bases essentielles dans la vie du musulman.

EXEMPLE :

« La propreté est la moitié de la foi »

Apprendre par exemple un hadith entre 12h et 14h.

Objectif :

  • Retenir par cœur une règle de vie dont on aura désormais de cesse d'appliquer.

L'important dans notre religion est l'application des enseignements.

EXEMPLE :

Pour demander à un enfant de se laver les mains on peut lui dire :

Négatif :

  • « Que tu es sale ! »

Ordonner n'est pas éduquer :

  • « Vas te laver les mains. »

Constructif mais lassant :

  • « Il est important de se laver les mains car les microbes ...² »

Édifiant :

  • « La propreté est la moitié de la foi. »

Au fur et à mesure des jours qui passent l'enfant et le parent connaîtront beaucoup de hadiths ce qui contribuera à améliorer le comportement de l'enfant. Si le hadith lors de l'apprentissage ou lors de la demande de mise en pratique est précédé de la mention « Le prophète (pbsl) a dit » c'est comme s'il faisait partie intégrante de notre vie : l'habitude est prise de le mentionner quotidiennement et l'enfant apprend ainsi à l'aimer.

Troisième enseignement : La Langue Arabe

Vers 4-5 ans ou après 7 ans,

(Éviter 6 ans souvent l'âge de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture de la langue française à l'école) commencer à enseigner à son enfant à lire la langue arabe, par exemple tous les matins une lettre ou une syllabe (selon les méthodes), s'aider d'un manuel : la méthode dite Baghdadiyya ou Nouraniyya est appréciable, souvent en vente auprès de la communauté turque car ces derniers enseignent et apprennent la langue arabe prioritairement pour lire le Coran.

Objectif :

  • Ne pas priver l'enfant des récompenses qu'il pourra engranger en égrainant chaque lettre des versets du Coran.
  • Doter l'enfant de son propre Coran dans lequel on pourra l'initier à reconnaître des lettres et le familiariser très tôt avec ce noble livre à la base de l'équilibre du musulman.

III. La Transmission de l'enseignement religieux à 7-12 ans pour les garçons, 7-10 ans pour les filles

*La transmission la plus importante à cet âge est la prière. Il ne s'agit pas d'obliger son enfant à prier les cinq prières quotidiennement mais plutôt de l'accompagner de telle sorte qu'à dix ans il soit un enfant qui prie de façon naturelle ou entendue. On peut y parvenir aisément en appliquant cette méthode :

À 7 ans les parents (aidés parfois des frères et sœurs aînés) suivront l'enfant toute l'année pour une prière complète dans toutes ses étapes :

  • l'accompagner dans les ablutions (s'ablutionner en même temps que lui)
  • l'accompagner dans la prière (élever légèrement la voix dans tout ce qui est prononcé dans la prière afin que l'enfant apprenne l'ensemble de ce qui doit être su)

Le côté pratique est beaucoup plus agréable à l'enfant que le côté théorique inutile à cet âge. Choisir la prière où le parent et l'enfant sont le plus disponibles (2ème ou 3ème prière de la journée éviter la prière de l'aube, par exemple)

À 8 ans procéder de la même façon mais pour deux prières

À 9 ans pour trois prières

À 10 ans pour quatre prières

À 11 ans pour cinq prières

À 12 ans ajouter une option

Exemple, si tel n'était pas le cas :

  • prier les trois rak'at « الشّفع و الوتر » après la dernière prière.
  • prier la prière de l'aube à l'heure.
  • ou prier telle prière à la mosquée pour un jeune garçon.

* A cette tranche d'âge on poursuivra le programme d'enseignement entamé avec la même régularité :

  1. L'apprentissage de la langue arabe (essentiellement pour la lecture du Coran)
  2. L'apprentissage du hadith
  3. L'apprentissage du Coran

Il est important au début de chaque année scolaire d'adapter se programme au nouveau calendrier d'activités de l'enfant. L'enfant rentre plus tard de l'école et pratique de plus en plus d'activités sportives et autres. Si le programme n'est pas établi en début d'année, c'est souvent une année quasiment perdue où l'enseignement religieux n'aura pas sa place est sera sujet à un stress des parents qu'il faut absolument éviter dans ce domaine. Attention au mélange

religion = stress

Ce programme est à établir avec l'enfant comme un contrat décidé ensemble. L'enfant n'en sera que plus participant et responsabilisé.

EXEMPLE :

L'enfant sait pertinemment que ce moment est réservé à l'apprentissage il ne râle pas comme lorsque son parent lui dit alors qu'il est occupé à autre chose : « Tu ferais mieux d'apprendre un hadith », sur le ton du reproche. Si l'enfant sait lire l'arabe il faut lui donner cette habitude saine et importante de lire chaque jour une partie du Coran même s'il ne s'agit que d'un verset. Le programme est essentiel au suivi des enfants mais c'est la régularité et non la quantité qui prime dans son élaboration. Le parent devra donc puiser dans toutes ses forces et sa motivation pour s'y tenir. Surtout on ne rattrape pas une séance programmée qui a été manquée pour n'importe quelle raison afin d'éviter toute accumulation de stress.

* A cet âge on dépasse le rituel et les parents se consacrent désormais à deux éléments essentiels :

  1. Expliquer
  2. Encourager

Il ne s'agit pas d'obliger son enfant à faire ses ablutions, à prier ou à jeûner mais toujours expliquer à l'enfant pourquoi il s'ablutionne, il prie, il jeûne...

EXEMPLE :

Au lieu, le matin, de dire à son enfant « As-tu prié ? », « Vas prier ! », « Pries ! », lui dire : « Tu vois qui t'a donné tes yeux pour voir toutes ces couleurs ! » (Si l'enfant regarde par la fenêtre ou s'il choisit les vêtements qu'il va mettre) ou encore « Qui t'a permis de te régaler avec tous ces goûts ? » (Si l'enfant prend son petit déjeuner) « Cela ne vaut-il pas de prier ? »

Procéder de la même façon lors de l'établissement du programme. Expliquer à l'enfant qu'il apprend la langue arabe, par exemple, pour lire le Coran et que pour chaque lettre lue il aura dix bonnes actions inscrites. Expliquer qu'il apprend les hadiths pour pouvoir s'approcher du comportement du prophète (pbsl) qui est notre modèle à tous. Expliquer qu'il apprend le Coran pour le réciter le jour du jugement dernier tel qu'il l'a appris et en espérer la plus grande récompense. A cet âge, on entend souvent l'enfant qui essuie un interdit, dire : « Dis-moi juste pourquoi ? ». Il a besoin de comprendre pourquoi il devrait. Et l'enfant à raison de vouloir comprendre. Cette réaction est en réalité très saine. Dieu nous dit :

« Comment, du reste, en aurais-tu (de la patience) sur des choses dont tu n'embrasses pas entièrement la connaissance ? » [s.18 v.68]

Une pratique incomprise est la pratique d'un moment, elle ne s'installe dans la durée que si elle est motivée par une raison.

  • L'enfant à cet âge a besoin d'être encouragé. On peut prévoir toutes sortes de petites récompenses matérielles. La meilleure récompense reste celle de la valorisation : « Comme je suis fier(e) de toi ! », « Tu pries tout seul ! Sans que personne ne te le dise ! Dieu soit loué de m'avoir donné un enfant comme toi ! »

Quant aux récompenses matérielles, elles doivent rester très raisonnables pour

  • pouvoir se répéter dans le temps
  • ne pas être la motivation essentielle de l'enfant

On ne donne pas d'argent à un enfant pour qu'il étudie ou qu'il applique le programme quotidien. Mais on le récompense une fois un livre lu ou une sourate entière apprise si l'enfant est suivi par versets ; bref, une fois un résultat appréciable obtenu afin de le féliciter, de saluer ses efforts et poursuivre en ce sens.

  • Il est essentiel à cet âge que l'enfant fréquente une mosquée ou un centre musulman au-delà de la qualité ou non de l'enseignement, l'enfant va intégrer un groupe qui partage les mêmes valeurs que lui ont transmis ses parents et cela va encrer en lui son appartenance à l'islam.

Les enfants grandissant, il est important d'habiter à proximité d'une mosquée ou d'un centre musulman. Les parents désireux de transmettre les valeurs de l'islam à leurs enfants ne doivent pas négliger cela.

Ecris par : Noria Addou

 

 

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L’Institut Al-Andalous est un centre éducatif qui a pour but de donner un enseignement éclairé de l'Islam en France et permettre à ses élèves francophones d'apprendre efficacement la langue arabe littéraire, le Coran et de transmettre la culture arabo-musulmane. L'Institut Al-Andalous prône une ouverture sur la société et encourage le dialogue religieux et le rapport aux autres de façon générale.

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